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Une histoire des barbes

A History of Beards

Notre série sur l'histoire de la barbe touche à sa fin. Après avoir exploré la pilosité faciale depuis les premiers hommes jusqu'au XVIIe siècle, nous nous intéressons maintenant aux hommes des XVIIIe et XIXe siècles et aux styles qu'ils arboraient. Voici donc la cinquième et dernière partie de notre série sur l'histoire de la barbe.

Le XVIIIe siècle

Le XVIIIe siècle. Une décennie où la barbe était rare, ou presque ! Porter la barbe était considéré comme un signe de pauvreté ou d'excentricité, et c'était très mal vu. L'aristocratie, comme la grande majorité des hommes, préférait être rasée de près.

On peut se pencher sur le début du siècle et se demander ce que devait être un homme. Pour comprendre ce que je veux dire, il faut examiner les tendances de l'époque. Les perruques en étaient une. Eh oui, les hommes portaient des perruques. Plus communément appelées… Pour donner aux perruques leur couleur blanc cassé, les hommes les poudraient. La poudre était parfumée, souvent à base de lavande ou d'autres fragrances similaires.

Pourquoi un visage aussi propre ?

Le port de perruques et le visage rasé de près donnaient aux hommes une apparence plus efféminée que jamais. À l'époque, la masculinité s'exprimait à travers les vêtements : gilets courts et pantalons moulants, ou… Le port de la culotte servait à souligner cette virilité. J'imagine que montrer ses atouts était une façon de prouver sa virilité.

L'exploration de nouveaux continents et pays a modifié la perception de l'apparence masculine. À l'arrivée des Britanniques sur les côtes australiennes, les Aborigènes s'interrogeaient sur le sexe des explorateurs. En représailles, les Britanniques ont imposé le rasage aux Aborigènes après leur capture, les forçant à se raser dans le but de favoriser les échanges entre les communautés.

Ainsi, au XVIIIe siècle, la mode était au visage rasé de près. Cela ne signifie pas pour autant que les hommes ne portaient pas du tout de barbe. Certains refusaient de se conformer à cette mode et continuaient de se laisser pousser les poils du visage. Ils restaient cependant une minorité.

Les années 1800

Oui, nous sommes au XIXe siècle et les hommes commençaient à redevenir des hommes. D'ailleurs, pendant un court laps de temps, ils portèrent à nouveau de la barbe. Les favoris devinrent très populaires. Surtout chez les militaires. Avec la popularité croissante des favoris, le besoin d'une solution rapide s'est fait sentir. Des commerçants avisés ont alors commencé à fabriquer et à vendre des favoris tout faits aux messieurs impatients de l'époque.

Il s'agissait plutôt d'une mode passagère, et la barbe était généralement mal vue. En 1834, un ouvrage intitulé « La Toilette de la santé » fut publié, affirmant qu'un « menton non rasé a un aspect dégénéré et n'est excusable que chez le plus humble des ouvriers ». Se raser était encore considéré comme un acte de virilité, principalement parce que cela exigeait patience et courage.

Même si se raser était extrêmement désagréable, et l'est encore malgré les progrès technologiques, cela restait un geste viril. Un autre extrait de « La Toilette de la Santé » affirmait qu'« un rasage matinal met un gentleman dans des dispositions d'esprit propices à son perfectionnement moral ». Autrement dit, se raser procurait du bien-être à un homme !

Le retour de la barbe

Non, ce n'est pas un titre de film ! Mais vers le milieu du XIXe siècle, la barbe fit son retour. Dans les années 1840, les hommes commencèrent à se laisser pousser la moustache pour imiter les cavaliers britanniques. Dans les années 1850, la barbe complète connut un regain de popularité et devint un élément incontournable de l'allure masculine moderne.

On dit que le retour de la barbe fournie était dû à une crise de la virilité. Cet esprit combatif de l'homme britannique s'était estompé après des années de vie oisive. La barbe redevenait un symbole de virilité, l'accessoire ultime pour prouver qu'on était, bel et bien, un homme !

Les personnalités célèbres de l'époque recommencèrent à porter la barbe. Charles Dickens était l'une d'entre elles. Mais l'une des principales raisons du retour de la barbe tenait à quelque chose de plus profond qu'une simple question de virilité.

L'ère industrielle

Oui, le milieu du XIXe siècle fut une période de génie industriel. Cependant, toutes ces nouvelles machines alimentées au charbon avaient un revers. La qualité de l'air s'était considérablement dégradée à cause de la saleté et de la poussière soulevées par les usines. Quel rapport avec les barbes ? Je vais vous le dire !

La barbe était un filtre naturel qui retenait les particules de poussière et de saleté, les empêchant de pénétrer dans la bouche et le nez. Un véritable respirateur naturel. En 1854, on recommandait aux travailleurs exposés à la poussière et aux gravillons de se laisser pousser la barbe. On disait même qu'elle améliorait la santé et le bien-être général. Comme les choses ont vite changé !

On a également attribué à la barbe d'autres bienfaits pour la santé, la plupart étant toutefois extravagants. Une seule croyance persiste : celle selon laquelle la barbe protège le visage des intempéries.

La fin d'une ère ?

Vers la fin des années 1890, la mode se tourna de nouveau vers un visage rasé de près. Ou, du moins, vers un menton rasé. La moustache restait populaire et la barbe ne disparut pas comme au XVIIIe siècle, mais elle se fit plus rare. On continuait de vanter les mérites de la barbe, mais la moustache était incontestablement devenue très en vogue.

L'aube du XXe siècle et les épreuves à venir allaient bouleverser le monde tel que nous le connaissions. Une nouvelle vague d'hommes barbus allait également émerger, mais les choses allaient être considérablement différentes à mesure que l'avenir se dessinait autour de nous.